Des orchidées à Paris !
Février 2014
par Jean-Pierre Amardeilh

 

Evidemment, pour les amateurs d'Ophrys et d'Orchis, il vaut mieux descendre vers le sud et la Méditerranée plutôt que de battre le pavé parisien… Et pourtant !

 

Même dans ce milieu très urbanisé, bétonné, piétiné, pollué, certaines espèces ont réussi à s'insinuer dans les rares espaces de verdure. En voici la preuve. Par exemple, au printemps, si vous êtes coincé dans un bouchon sur la file de droite du périphérique, jetez un petit coup d'œil sur le talus, il pourrait y avoir des surprises : Anacamptis pyramidalis. Attention quand même au véhicule devant vous !

Les bords de Seine à certains endroits abritent Epipactis helleborine, de même que le Canal de l'Ourcq vers le parc de la Villette, mais ailleurs également. Certains sites sont vraiment insolites comme les terrasses gazonnées de l'Hôpital Robert Debré prés de la Porte des Lilas avec Ophrys apifera, ou mieux encore à l'un des carrefours les plus animés de la capitale, celui des Bd St Germain et St Michel où le square de Cluny possède une petite population d'Epipactis helleborine.

L'Orchis bouc, Himantoglossum hircinum, n'est pas en reste, on peut voir ses grosses rosettes bien reconnaissables même en centre ville dans des endroits improbables.

 

Ce petit billet ne prétend pas à l'exhaustivité, il y a d'autres stations d'orchidées, elles ont été présentées dans l'Orchidophile et dans l'excellent ouvrage de Sébastien Lesné Les orchidées sauvages de Paris. J'ai volontairement restreint cette présentation à Paris " intra-muros ", en excluant le Bois de Vincennes, car ce n'est pas un milieu vraiment urbain.


Par la même occasion, je voudrais vous signaler que vous pouvez tous être cartographe, non seulement à Paris mais dans toute la région Ile de France dans le cadre du nouveau programme de cartographie nationale qui se met en place actuellement. Pour l'instant, vous pouvez noter vos observations en ayant soin de les accompagner de quelques paramètres : coordonnées (degrés, minutes, secondes), facile si vous avez un GPS, sinon en consultant Google Earth ou Geoportail, espèces vues, nombre approximatif, nom de la commune, date, ainsi que toute information supplémentaire que vous jugerez pertinente. Ne pas se préoccuper si la station est connue ou non.

 

Toute observation est utile. Enregistrer dans vos carnets ou votre ordinateur en attendant la finalisation du système Biolovision. Concernant Paris, vous pouvez dès maintenant envoyer vos observations à la SFO.

 

 

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